Etre créatif, c’est ajouter de la vie à la vie

Source: https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Devenez-creatif/Etre-creatif-c-est-ajouter-de-la-vie-a-la-vie

La créativité n’est pas réservée aux artistes. Elle concerne chacun d’entre nous dans nos actes les plus quotidiens à condition de cultiver certains traits de caractère.

Qu’est-ce que la créativité ?

C’est la cerise sur le gâteau, la huitième couleur de l’arc-en-ciel, le supplément d’âme qui change tout. Observez autour de vous : certaines personnes savent rebondir de façon ludique sur les mille et un petits tracas de la vie. Elles étonnent toujours, colorent de leur patte personnelle les actes les plus quotidiens. Entre leurs mains, un simple pique-nique devient une fête inoubliable ; un dossier rébarbatif, un thriller passionnant. En un mot, elles sont créatives. C’est le cas de Paul, ébéniste à la campagne. Il manquait de commandes. Il décide alors de transformer sa maison en un gîte d’étape plein de charme. Aujourd’hui, ses meubles, exposés, trouvent de nombreux acheteurs.

Ce talent, n’importe qui peut l’exercer.  » C’est un muscle que nous possédons tous, résume Christian Romain, consultant en entreprise, coauteur de “Développez votre créativité”. Si nous ne jouons pas tous au tennis comme Pioline, nous pouvons néanmoins connaître ce plaisir d’échanger des balles.  » La créativité n’est nullement réservée aux artistes. Chacun peut faire de sa vie une œuvre d’art, à travers son métier, ses loisirs, ses relations, la décoration de sa maison, au cours d’une conversation…  » Un excellent potage prouve plus de créativité qu’une mauvaise peinture « , affirmait le psychologueAbraham Maslow (“Vers une psychologie de l’être”, Fayard, 1972). La créativité, c’est un état d’esprit, une attitude intérieure, une  » veine d’or « , selon Julia Cameron, spécialiste américaine de la créativité ( » La Veine d’or”, Dangles, 1997).

Elle requiert, non pas de l’intelligence, mais de la curiosité, de l’empathie, de l’estime de soi, de l’adaptabilité, l’ouverture à ses émotions… De nombreux thérapeutes nous enseignent comment la stimuler et attirent aussi notre attention sur ce qui peut la bloquer.

Les ennemis de la créativité

Le conformisme. Le respect scrupuleux des modèles ou décisions d’autrui nous conduit à nier nos besoins, frustrations, manques.

L’obéissance aux croyances parentales.  » Mais une femme ne peut pas s’intéresser aux moteurs d’avion  » ou  » Toi, tu n’es pas un manuel !  » : autant de messages facteurs d’inhibitions.

La négativité. C’est notamment le cas des adolescents : ils critiquent tout, mais manquent encore de confiance en eux pour faire des propositions fructueuses.

Le stress et la fatigue.Ils gênent ce temps de latence nécessaire, ce moment où l’on reste en « jachère » pour accueillir les informations.

Le perfectionnisme.Il nous laisse souvent croire que seule l’action forcenée portera des fruits. « Le perfectionnisme a horreur du vide « , remarque l’écrivain François Emmanuel (“La Question humaine”, Stock 2000). Pas de pire ennemi pour la créativité qui, si elle veut toujours mieux faire, s’autorise aussi les erreurs, les tâtonnements, les coups pour rien.

Un esprit trop scolaire. Privilégiez l’ouverture plutôt que la spécialisation. Et surtout,  » oubliez ce qu’on vous a appris à l’école, notamment qu’il n’y a qu’une bonne réponse !  » conseille Christian Romain.

Oser donner et s’exposer

Pierre, voulant célébrer l’anniversaire de sa rencontre avec Claire, a organisé une fête surprise. Il a retrouvé et invité tous les amis de fac qui étaient présents lorsqu’ils ont entamé leur premier slow fatidique, a recréé l’ambiance de l’époque, a même fait un collage à partir des photos prises ce soir-là… il y a dix ans ! Des mois de travail pour offrir ces souvenirs forts et leur lot d’émotions. Sans savoir quel effet cette mise en scène aurait sur Claire. La personnalité créative parvient toujours à une production, mais sait se détacher du résultat. Elle matérialise ses rêveries, les confronte à la réalité, travaille. Elle fait preuve d’audace, car il faut bien s’exposer, s’exprimer, prendre des risques. Pas question de s’effondrer à la moindre critique.  » Une réunion créative en milieu professionnel, c’est celle où chacun ose dire les conneries qui lui passent par la tête « , précise Pierre Sahnoun.

L’affirmation de soi est donc indispensable. Elle s’accompagne de la capacité à choisir, donc à renoncer. Les personnes créatives tranchent, taillent, rejettent le superflu, bref, acceptent les limites. Telle cette artiste qui, à certains moments précieux, accrochait ce panneau sur la porte de son atelier :  » Aujourd’hui, je travaille et je ne reçois aucun visiteur. Je sais que vous pensez que cela ne s’applique pas à vous parce que vous êtes mon agent, mon banquier ou ma meilleure amie. Eh bien si ! « 

Mais la créativité est également portée par le souci des autres, la générosité, l’altruisme. Si elle vise l’amélioration de son environnement immédiat, elle a parfois aussi l’ambition de changer le monde. En cuisine, elle naît de la joie de voir se régaler ses proches. Dans le couple, de l’attention à l’autre. Dans son métier, de la foi en un projet utile à la société.  » C’est aimer quelqu’un, quelque chose – un mot, une image, une idée, une terre – à un point tel que, de ce flot généreux, on ne peut rien faire d’autre que créer « , affirme la psychanalyste Clarissa Pinkola Estès (“Femmes qui courent avec les loups”, Grasset, 1996).

Les ennemis de la créativité
La peur d’être rejeté, de ne pas être aimé. En recherchant systématiquement l’approbation des autres, nous nous coupons de notre intuition comme de notre originalité.

La rêverie stérile. Réfugiées dans leurs fantasmes, certaines personnes n’arrivent jamais à passer au stade de la production. Trop de réflexion nuit à l’action.

Les mythes familiaux. Un aïeul réputé pour son talent créatif, mais qui a fini sa vie comme un clochard, peut hanter l’inconscient de ses descendants. Ceux-ci, sans savoir pourquoi, brideront à jamais leurs pulsions créatrices.

Apporter un peu plus de vie à la vie ?

 » Créer est aussi difficile que d’être libre « , prévenait Elsa Triolet. Précieuse mais fragile, la créativité, c’est vrai, n’obéit pas au doigt et à l’œil. On ne la commande pas toujours, on ne maîtrise pas forcément ce qui l’inhibe. Elle demande des efforts. Mais on y gagne un bien inestimable : une meilleure connaissance de soi, car on entre en contact avec son être profond.

Renouer avec ses émotions, ses sensations, son intuition, son histoire… Les exercices destinés à stimuler notre créativité n’ont pas d’autre objectif. C’est dans notre richesse intérieure qu’il faut puiser, les artistes en témoignent. Les enfants sont naturellement doués. A nous de ne pas les censurer, insiste la psychanalyste Catherine Dolto-Tolitch.

Car la créativité est une énergie obstinée : lorsqu’elle est appauvrie, elle lance des signaux sans appel – somatisations, dépressions, fatigue insurmontable – pour rappeler que quelque chose ne circule pas.  » Le repassage d’un col, la préparation d’une révolution ? Oui. Toucher les feuilles d’une plante avec amour, trouver sa voix, savoir aimer ? Oui. Trouver le mot juste, coudre un rideau bleu ? Oui, c’est tout cela la vie créatrice « , écrit Clarissa Pinkola Estès. C’est ajouter de la vie à la vie.

CRÉER, C’EST…

Un état d’esprit
Plus qu’un don du ciel, c’est une disposition intérieure, accessible à tous.  » Un excellent potage prouve plus de créativité qu’une mauvaise peinture. « 

Nos atouts
Pour créer, il faut combattre la routine, prendre des risques, faire preuve d’empathie, s’ouvrir à l’inconnu. Indispensable : l’affirmation de soi.

Nos blocages 
Conformisme, stress, perfectionnisme, négativité, peur d’être rejeté, etc., nous paralysent et nous inhibent.

AVIS : Denis Marquet – Philosophe et thérapeute : “L’acte de création est dangereux”

La répétition, c’est lorsque le présent est conforme au passé. Ce qui est, a déjà été. C’est connu, bien connu. Familier. Je sais comment faire avec, cela m’est facile. La répétition a ses avantages, c’est pourquoi elle est si présente dans nos vies. Habitudes, routine, manies… Autant de manières de vivre ce que l’on a déjà vécu, et d’être ce que l’on a déjà été. Nous sommes même attachés aux répétitions qui nous font souffrir, que les psychothérapeutes appellent névroses. Car la répétition nous sécurise. Elle nous permet de vivre dans un univers cyclique. Celui de l’éternel retour où l’avenir n’est pas une aventure puisqu’il ne peut que ressembler au passé.

Au contraire, il y a création lorsqu’apparaît quelque chose qui n’a encore jamais été. C’est-à-dire quelque chose qui n’est pas déterminé par le passé. Qui n’imite rien, n’est nécessité par rien. Créer, pour un temps, c’est être libre du passé. C’est être ouvert au radicalement nouveau. Nouveau, cela veut dire que je ne peux m’y attendre ni le prévoir. Car le nouveau échappe à mon savoir.

En effet, il n’y a de savoir que du passé ou de ce qui se répète. Ainsi, le savoir de l’homme mûr est-il le fruit de la répétition de ses expériences. Et la science moderne, un savoir des lois qui régissent la répétition des phénomènes. Mais il n’y a pas, il ne peut pas y avoir de savoir du nouveau. Créer, c’est donc renoncer au savoir. Et à la sécurité que le savoir apporte. Si je crée, c’est que j’accepte qu’émerge de moi-même ce qui n’a encore jamais été, ce que je ne connais pas. Ce qui en moi m’est encore étranger. Ce qui en moi va me surprendre. Me déranger peut-être. Bousculer les équilibres fragiles sur lesquels repose ma vie.

Il y a dans l’acte de création quelque chose de dangereux, et c’est sans doute pourquoi les vrais moments de création sont si rares dans nos vies. Car si j’accepte d’être créateur, j’accepte la manifestation, aux autres et à moi-même, de l’inconnu. Du mystère. Il y a un mystère de la création.

Quand les hommes veulent décrire ce qu’ils vivent en créant, ils ne peuvent que recourir au mythe : la visite des Muses, une inspiration divine. Ce qui vient de sortir de moi – œuvre, parole, action, etc. –, ce n’est pas moi, cela vient de plus loin que moi. Ou bien cela veut-il dire que je suis plus que je ne crois être ?

 » Je est un autre « , disait Rimbaud. Créer, c’est se découvrir autre. Autre que celui que l’on croit être. Autre que celui que nous donnons à voir aux autres. Créer est un acte de découverte de soi, de connaissance de soi. Il y a là bien sûr un paradoxe. N’a-t-on pas dit que créer exigeait de renoncer au savoir, au savoir sur soi en particulier ? Oui. Et c’est cela même qui permet de se connaître.

La connaissance de soi, c’est ne plus rien savoir de soi, pour se laisser surprendre par soi-même. C’est créer. Et s’il faut la métaphore du divin pour dire la surprise de ce qui naît quand je crée, c’est peut-être qu’au fond de moi mon humanité est infiniment plus riche que les routines de ma vie ne le laissent apercevoir. 
Qui est cet autre que je suis ? Un être absolument unique et singulier. Capable d’exprimer de l’unique et du singulier. Du jamais-vu. 
Et si je suis capable, malgré toutes les forces de répétition et d’inertie, de susciter du nouveau, n’est-ce pas qu’il y a en moi un être toujours nouveau, pour lequel tout est toujours nouveau ? Un être qui n’est la répétition de rien, l’imitation de rien. Un être sans passé ni références. N’est-ce pas la définition de l’enfance ? Sans savoir ni passé, ivre de découvrir, avide d’être surpris, l’enfant est le maître et le modèle du créateur. Car il vit tout pour la première fois.

SYMPOSIUM :Altitude création

Organisé par le psychiatre Gottlieb Guntern, un symposium réunissant des artistes, dirigeants d’entreprise et scientifiques se tient chaque année à Zermatt, en Suisse. Son objectif : favoriser la créativité et optimiser l’efficacité au sein des entreprises. Du 12 au 16 janvier dernier, il a notamment accueilli le poète prix Nobel de littérature 1992 Derek Walcott, le danseur de flamenco Antonio Marquez, l’inventeur du laser Charles Townes et le moine bouddhiste T. Ryugen Ogasawara. Voici un résumé de leurs propos sur la créativité :

La créativité n’a rien à voir avec le QI, selon Charles Townes, mais « dépend d’une multitude de facteurs, dont l’histoire personnelle, les rencontres, l’envie de penser différemment, la capacité à voir si les choses sont importantes ou pas ».

– Elle n’est pas régulière.  » Qu’est-ce que je fais si je n’ai pas d’inspiration ? Je travaille !  » Une phrase de Picasso qui a marqué Marquez.

– Innover, ce n’est pas avoir une nouvelle idée, mais arrêter d’avoir de vieilles idées.

– Elle n’empêche pas les erreurs.

– Elle se nourrit d’interactivité et a besoin de réseaux. Du poète au danseur, tous affirment puiser dans les travaux des autres lorsqu’ils les jugent plus compétents.

– Elle est stimulée par les défis.

Source : “Le Monde”, 20 janvier 2000.

CERVEAU : Où jaillit l’étincelle ?

Si les scientifiques n’ont jamais localisé la moindre  » zone de créativité  » dans notre cerveau, ils privilégient cependant l’hémisphère droit. Il est spécialisé dans la musique, la reconnaissance des formes, l’intuition et tout ce qui relève de l’analogie et des émotions, tandis que le gauche prédomine pour le langage, le calcul et la logique. Cependant, des études récentes montrent que cette division n’est pas aussi marquée et qu’elle varie selon les individus. Ce qui compte, c’est le dialogue entre les deux hémisphères et non leur séparation.

Les 5 pires erreurs de parents qui freinent la créativité des enfants

Catégorie: Nouvelles

Source: https://www.out-the-box.fr/les-5-pires-erreurs-de-parents-qui-freinent-la-creativite-des-enfants/

La créativité est sans l’ombre d’un doute l’une des composantes les plus importantes dans le développement d’un enfant.

La créativité, c’est ce qui permet par exemple de s’évader dans des univers fantastiques, lorsque la souffrance est trop grande.

Elle permet également d’imaginer toutes sortes de jeux fascinants, tous plus originaux les uns que les autres.

C’est encore elle qui aide l’enfant à se faire une place dans la société, en apportant quelque chose de nouveau et de bon aux autres.

Si vous arrivez à saisir l’importance et le rôle de la créativité dans le développement d’un enfant, vous comprendrez aisément qu’il serait néfaste, voir même dangereux, de la freiner.

Pire encore, si elle n’est pas seulement freinée, elle peut être, par certaines compréhensions erronées et certains comportements, sous développée voir complètement éteinte…

C’est ce qu’il faut à tout prix éviter !

Dans cet article, nous allons aborder ensemble les 5 pires erreurs de parents qui freinent la créativité de nos chers enfants.

1 – Forcer un enfant à apprendre ce qu’il n’aime pas

Forcer un enfant, c’est ce qu’il y a de plus efficace pour nuire à sa créativité. Attention, ici, je ne parle pas d’éducation et d’autorité comme par exemple, amener l’enfant à obéir.

Je parle plutôt d’une projection du parent sur l’enfant qui arrive assez souvent, malheureusement.

Par exemple, imaginez un instant que vous désiriez fortement que votre enfant apprenne à jouer d’un instrument de musique particulier. Et, sachant qu’il ne veut pas apprendre à jouer de cet instrument, vous l’y forciez quand même.

Sachez que même si les apparences peuvent le cacher, forcer un enfant à aller vers quelque chose qu’il ne souhaite pas du tout peut s’avérer destructeur et lui occasionner beaucoup de souffrances inutiles.

Pour favoriser le développement de sa créativité, il est préférable de lui demander de choisir ce qu’il veut apprendre et approfondir plutôt que de lui imposer.

2 – Employer la mauvaise méthode d’apprentissage

Il suffit de constater la nette baisse du niveau scolaire en France pour comprendre que les méthodes d’apprentissage ont besoin d’être révolutionnées.

En employant la mauvaise méthode d’apprentissage, et donc en restant dans le forcing, le par cœur, la compétition et les notes, vous freinerez grandement la créativité de votre petit.

Dans cet autre article publié sur Out The Box, on parlait déjà du fait que l’apprentissage par cœur étouffe la créativité. Le superbe court-métrage titré Alike abordait la même thématique récemment, d’une manière intelligente et poétique (je vous conseille vraiment son visionnage).

Si vous avez envie de transmettre votre savoir à vos enfants pour notamment enrichir leur créativité, il est impératif d’employer les bonnes méthodes.

La meilleure méthode pour apprendre des choses aux enfants et stimuler leur créativité, c’est le jeu ! Il n’y a rien de plus efficace que le jeu pour apprendre.

Comment pouvons-nous encore espérer obtenir du résultat en gavant un enfant d’informations plus ou moins utiles ?

Connaissez-vous le concept de la neuroergonomie ? Si ce n’est pas le cas je vous suggère de regarder cette vidéopour comprendre l’importance du jeu dans l’apprentissage et la créativité.

3 – Le manque d’encouragements

Ne sous-estimez jamais la puissance d’un encouragement. Tout comme dans le monde du travail, ne pas encourager suffisamment un individu revient à manquer de considération pour lui.

Ce manque de considération va occasionner une baisse de la motivation et va éteindre peu à peu la créativité.

Dans le blogging solo par exemple, le plus difficile à vivre et surtout au début, c’est d’avoir trop peu de retours positifs sur son travail.

Ce n’est pas pour rien si la plupart des blogueurs abandonnent leur blog seulement au bout de 6 mois environ, en moyenne.

Les retours positifs et les encouragements sont semblables à des tonnes de gigavolts déchargés dans la machine à créer de notre cerveau.

Cela nous donne des ailes et permet de faire de grandes choses !

Il faut abuser encore et encore des encouragements : c’est le carburant essentiel dont tout enfant à besoin pour créer davantage !

4 – Parler à un enfant comme s’il était idiot

Ne prenez pas non plus à la légère le pouvoir des mots.

Le fait même de considérer quelqu’un comme idiot sous prétexte qu’il a une mauvaise note à l’école ou qu’il ne remplit pas certains critères académiques, peut conduire à le rendre idiot. On peut voir ça comme une prophétie auto-réalisatrice.

Bien souvent, les jeunes qui se réfugient dans la violence et l’errance ne le font que parce qu’un jour, ils ont simplement crû des paroles toutes faites du type : “tu n’y arriveras jamais, tu es nul, tu es bête, c’est impossible, cela ne sert à rien…”.

Il est crucial de faire très attention à la façon de parler à un enfant car si vous lui parlez comme si il est bête, il va finir par le croire.

Si vous lui parliez comme si c’était le président de la république, je serais très curieux de savoir ce que cela pourrait donner…

5 – Ne pas faire suffisamment confiance

Pour finir sur ce top 5 des pires erreurs, je vais parler rapidement de la confiance.

La confiance, c’est ce qu’il y a de plus précieux dans la relation entre un enfant et ses parents.

La confiance, ça peut très vite se perdre mais ça prend beaucoup de temps pour la retrouver.

Elle joue un rôle majeur dans le développement de la créativité de l’enfant puisqu’elle va agir comme une sorte de ciment qui va venir consolider l’ensemble de la machine à créer.

Je vais vous donner un exemple concret.

Il était une fois un jeune homme qui n’avait pas d’expérience professionnelle et pas de diplôme dans le domaine du web.

Mais un jour, quelqu’un a fait confiance à ce jeune homme malgré tout et lui a offert un travail dans le domaine du web marketing.

De cette fabuleuse opportunité est née une explosion créative qui n’en finit pas.

Le jeune homme possède désormais une expérience professionnelle solide, un diplôme équivalent à un BAC+2 et se lance désormais dans une aventure entrepreneuriale.

Pourquoi une explosion créative ?

Parce que ce quelqu’un qui lui a fait confiance lui a permis également de booster sa créativité. Aujourd’hui, le jeune homme maîtrise le design graphique, la musique assistée par ordinateur, l’écriture pour le web, le montage vidéo et bien d’autres compétences encore.

Si vous souhaitez connaître l’histoire complète, cliquez-ici.

Si cela a pu arriver à un jeune adulte, combien de choses magnifiques peuvent arriver à votre enfant si vous lui faites suffisamment confiance ?

Ce qui va donner envie et motiver un enfant à se dépasser, innover, créer et imaginer, c’est bien la confiance.

A quoi bon créer des choses si au départ, cela ne plait à personne ?

En conclusion

Vous l’aurez compris, développer la créativité d’un enfant, ce n’est pas juste un ensemble de conseils pratiques à mettre en place.

Ce n’est pas seulement non plus une simple composante secondaire qu’il faut de temps en temps arroser comme on arrose une vulgaire plante verte.

Cela repose essentiellement sur une bonne compréhension, des bons comportements et une bonne dose d’amour et de bienveillance.

Beaucoup freinent la créativité de leurs enfants et ce, sans s’en rendre compte.

En évitant de commettre ces erreurs, vous préparerez ainsi un terrain plus que propice à la croissance d’un futur génie.

La peinture comme thérapie

·  Source : https://nospensees.fr/la-peinture-comme-therapie/

Dans son livre « L’Élément« , Ken Robinson raconte une belle histoire en relation avec la peinture : un jour, une maîtresse d’école primaire donna un cours de dessin.

Au fond de la classe, il y avait une petite fille assise qui ne prêtait attention à rien, sauf aux cours de dessin.

Dans son livre « L’Élément« , Ken Robinson raconte une belle histoire en relation avec la peinture : un jour, une maîtresse d’école primaire donna un cours de dessin.

Au fond de la classe, il y avait une petite fille assise qui ne prêtait attention à rien, sauf aux cours de dessin.

Durant 20 minutes la fillette dessina, plongée dans ses pensées, et la maîtresse lui demanda ce qu’elle était en train de dessiner.

La petite fille répondit : « je suis en train de dessiner Dieu ». La maîtresse lui dit : « mais personne ne sait à quoi ressemble Dieu ».

Et l’élève répondit : « maintenant, ils le sauront ».

Cette histoire nous démontre l’importance du dessin et de la peinture, mais aussi à quel point ils peuvent être utilisés comme thérapie pour nous connecter avec le monde.“L’art est l’ expression de la pensée la plus profonde de la façon la plus simple.”-Albert Einstein-

Qu’est-ce que la psychologie de l’art ?

La psychologie de l’art est une branche de la psychologie dédiée à l’étude des phénomènes de la création et de l’appréciation artistique d’une perspective psychologique.

De nombreux aspects lient la psychologie de l’art à la psychologie en général, tels que la perception, l’émotion, la mémoire, la pensée ou le langage.

De nombreux psychothérapeutes ont analysé les bienfaits de l’art sur des patients qui se présentaient avec des plaintes psychologiques.

En effet, l’art dans toutes ses expressions (peinture, danse, musique, écriture, théâtre, etc.) libère la subjectivité de la personne.

Ainsi, l’art peut être utilisé pour résoudre des conflits, des problèmes de communication, des difficultés d’expression et bien d’autres aspects psychologiques.

Mano pintando un cuadro

Les bienfaits de la peinture

Peindre sur une toile, sur du papier ou sur toute autre surface qui vous permette de vous exprimer est une façon de manifester vos sentiments et vos pensées quand vous avez besoin de les communiquer et que vous n’y parvenez pas autrement.

Il s’agit d’une sorte de thérapie alternative et naturelle qui peut présenter de nombreux bienfaits, tels que :

Amélioration de la communication

Les personnes qui débutent une thérapie par la peinture sont souvent timides, renfermées et ont des difficultés à communiquer avec leur entourage familial, et même avec leurs thérapeutes.

Cependant, grâce à la peinture, ces personnes timides parviennent à laisser libre cours à leur créativité et à exprimer leurs sentiments et leurs émotions.“Il ne s’agit pas de peindre la vie. Il s’agit de rendre vivante la peinture.”-Paul Cézanne-

Meilleure estime de soi

Lorsque la thérapie par la peinture se réalise dans une ambiance non-compétitrice, détendue et agréable, un patient peut atteindre de meilleurs objectifs personnels, encouragé par le psychothérapeute, ce qui favorisera son estime de lui-même.

Cet aspect peut être important chez des personnes ayant des problèmes de codépendance ou des traumatismes et ayant besoin de favoriser leur autonomie et d’apprendre à s’aimer et se valoriser.

Motricité

De la même façon que lorsque nous jouons d’un instrument de musique, avec la peinture, lorsque nous manions un pinceau ou un crayon, nous apprenons à réguler les mouvements de la main et à développer des connexions cérébrales en lien avec cette capacité.

Chez les adultes, la peinture peut aider à améliorer la motricité fine.

Un cerveau en mouvement

Grâce au dessin et à la peinture, les deux hémisphères du cerveau sont stimulés : le gauche, comme le droit.

L’hémisphère gauche représente le côté logique et rationnel, tandis que l’hémisphère droit est en lien avec la créativité et nos émotions.

Il s’agit de donner des ailes à notre imagination et de la laisser s’envoler pour que nos pensées les plus profondes respirent également.

Cerebro

Concentration

Se dédier à la peinture, ou à toute autre création artistique, requiert de la concentration.

Peindre est un travail minutieux qui nous permet d’oublier l’environnement qui nous entoure. Ainsi, le temps passe sans même que nous nous en rendions compte.

L’état de concentration avancé s’appelle Alpha et a été l’objet de nombreuses études.

Il s’agit d’un état durant lequel une partie du cerveau est consciente, tandis que l’autre fait ressurgir l’inconscient. Ce même état est observable avec la prière, la méditation ou la musique.

Intelligence émotionnelle

Les émotions sont une part très importante de notre créativité. Avec la peinture, nous laissons les émotions nous traverser et nous ressentons du bonheur, de l’amour, de l’empathie et de la paix.

La relaxation que l’on obtient grâce à la peinture aide à obtenir une harmonie entre le coeur et l’esprit.

Le véritable peintre, c’est celui qui est capable de peindre des scènes extraordinaires au milieu d’un désert vide. Le véritable peintre, c’est celui qui est capable de peindre patiemment une poire au plus fort des tumultes de l’histoire.”-Salvador Dali-

La seconde exposition des plus jeunes élèves de Olga Popa

Les grandes expositions d’arts ne se font pas seulement par les grands artistes
avec de « grandes études ». Ce fait le démontre les jeunes artistes de 2 à 5 ans
 de Garderie de Rosemère, avec leur professeure Olga Popa, dans leur seconde
exposition au sein de la Bibliothèque municipale de Rosemère entre le 1er juin et
le 16 juin 2019.
« Le talent est le fruit de leurs pratiques », dit leur professeure Olga. Pendant
une année scolaire, ils ont exploré différents médiums et matières pour intégrer
le plaisir de la création manuelle et le désir de découvrir la beauté des couleurs à
travers l’art plastique. Les jeunes artistes ont expérimenté diverses techniques
traditionnaires et non traditionnelles pour obtenir des résultats impressionnants
pour leurs âges.
Les arts plastiques jouent un rôle essentiel pour l’enfant dans sa capacité à
s’exprimer au grand public qui est à la recherche des nouvelles idées. Ainsi, les
jeunes artistes veulent établir une connexion mémorable avec tous les amateurs
de la beauté. Ils vous offrent un rendez-vous gratuit pour vous transformer la
compréhension de la beauté et l’appréciation du monde dans toute sa diversité
culturelle. Il faut voir leur façon de s’exprimer à travers la perspective de leur
vision de la vie pour comprendre mieux nos enfants.
La collaboration d’Académie OPPA et la Garderie de Rosemère ont donné des
résultats vraiment magnifiques et ce constat ne cesse pas de croître. Tout le
monde est invité à venir pour découvrir cette réalité dans leurs récentes
réalisations.
Notre équipe fournit un haut niveau de professionnalisme, de créativité, de
solutions innovantes et de service de qualité. Laissez-nous vous aider à
découvrir vous-même aujourd’hui! Il n’est jamais trop tard pour devenir créatif!
Académie OPPA tient à remercier l’administration de la Bibliothèque municipale
pour qu’elle offre à sa communauté la possibilité de vivre des moments
merveilleux pour tous les amateurs d’art.
L’exposition est ouverte selon l’horaire de la Bibliothèque municipale de
Rosemère.